Comprendre, accueillir et transmettre des outils 🌱
La colère est une émotion qui peut faire peur. Aux parents, bien sûr, mais aussi à l’enfant qui la traverse. Pourtant, la colère est naturelle et essentielle : elle agit comme un signal d’alarme 🚨, un cri du corps et du cœur qui dit « quelque chose ne me convient pas », « un de mes besoins n’est pas respecté », ou encore “une de mes limites a été dépassée”.
La colère : un moteur de construction 🧱
S’affirmer, oser dire non, défendre ses envies, se différencier… toutes ces étapes passent inévitablement par des moments de colère. Elle est une étape nécessaire dans la construction de soi 🌟.
⚠️ Mais attention : un enfant n’est pas sa colère. Lorsqu’on le réduit à ses débordements (« tu es insupportable »), son estime en souffre 💔. L’émotion peut être envahissante, mais derrière la crise, il y a toujours un petit être qui cherche à se construire et à se sentir reconnu.
✨ Les meilleurs alliés des parents ? Calme, patience, empathie, compréhension, fermeté… et même un brin d’humour !
Quand la colère surgit 🌋
Lors d’une crise, le corps de l’enfant s’emballe :
💓 son cœur s’accélère,
🌬️ sa respiration devient courte,
🔥 la chaleur monte…
Ces sensations le perturbent, il perd ses moyens et n’a plus que cris, pleurs ou gestes brusques pour s’exprimer. La colère, c’est donc à la fois une tempête émotionnelle et un appel au secours 🤝.
Les colères selon l’âge ⏳
- 18 mois – 2 ans 👶 : l’enfant découvre qu’il est un être à part entière, qu’il existe par lui-même et qu’il a ses propres envies. Le « non » devient insurmontable et faute de mots, il mord, frappe, hurle, se roule par terre…
- 2 à 4 ans 🎢 : les colères servent à résister au pouvoir des parents et à affirmer son identité. Courage!
- 4 à 6 ans 🎤 : le langage lui permet peu à peu de s’exprimer même si la frustration reste difficile à vivre. Il apprend doucement à intégrer le non, à se calmer seul (avec des outils) et la patience.
- À partir de 7 ans 🎒 : ce sont les relations sociales, le manque de confiance en soi et la peur de l’échec qui peuvent nourrir ses colères.
Chaque étape est normale et fait partie du développement 🌱.
Ce qui se joue derrière la colère 🔍
Un enfant est traversé par deux désirs essentiels :
🤗 le désir d’appartenance (câlins, lien, appartenance au groupe)
⚡ le désir de différenciation (dire non, s’opposer, s’affirmer).
Ces deux mouvements sont naturels et complémentaires. L’enfant se construit en oscillant entre les deux et les parents ont pour rôle de les reconnaître et de les accompagner.
Le rôle du parent 🧑👩👧
Les crises arrivent souvent avec les parents… parce qu’ils représentent la sécurité et le cadre 🏡.
Derrière les colères se cache une question essentielle : « est-ce que je compte pour toi, même quand je crie ? ».
L’important est donc de préserver le lien 🤝.
Se mettre à sa hauteur, l’aider à nommer ce qui se passe dans son corps (« est-ce que ça brûle dans ta gorge ? est-ce que ton cœur tape fort ? ») et l’accompagner vers une meilleure conscience de lui-même.
Quelques pistes concrètes 🛠️
- 🏕️ Créer une cabane-refuge où l’enfant peut se retirer quand il se sent débordé.
- 🍬 Rester en communication avec son enfant. Ex: au supermarché, tenir le cadre: « pas de bonbon » tout en accueillant son envie: « Et toi, quel est ton bonbon préféré ? ».
- 🧘 Aider l’enfant à ressentir son corps : « est-ce que tes épaules sont tendues ? Ta gorge nouée? ». Car la colère est une façon de ramener l’attention à soi, de se sentir vivant, exister et d’avoir une place dans la situation. Passer par le corps est donc essentiel pour revenir à soi.
Ces petits pas, simples mais constants, aident l’enfant à mieux canaliser son énergie✨.
Et surtout… 💛
La colère de votre enfant n’est pas un échec parental 🚫. C’est une étape de croissance 🌱. Votre calme, votre empathie et votre fermeté sont ses repères.
Et souvenez-vous : dans chaque tempête, ce qui compte avant tout, c’est de garder le lien. 🌈
A bientôt,
Sophie

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